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La méthode Feldenkrais®
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Témoignage

Une amie violoniste me voyant claudiquer (une coxarthrose de la hanche droite, avec la perspective d’une prothèse complète) me conseille un jour de pratiquer la méthode Feldenkrais. Ça ne peut qu’améliorer, m’assure-t-elle, ma mobilité et me faciliter le mouvement. On est en mars 2005.
J’interroge Internet pour en savoir davantage sur cette méthode. Tout ce que je lis renforce ma conviction de l’essayer. Je trouve une praticienne pas très loin de chez moi, à Rosheim. C’est ainsi que commence mon « aventure » avec Dorothy !
Elle vient de terminer ses examens, ne dispose pas encore d’une salle pour les cours collectifs et me propose en conséquence de débuter par une séance individuelle. Cela se fera dans la semaine !
Dorothy commence par m’interroger sur mes douleurs et autres sensations. Elle observe ma démarche et me fait m’étendre sur une sorte de table basse capitonnée, puis me guide manuellement dans un jeu de mouvements, avec lenteur et douceur. Je n’ai qu’à me laisser faire ! Lorsqu’elle perçoit une tension ou une crispation, c’est par l’intermédiaire de son toucher qu’elle suggère à mon organisme de se décontracter.
La séance terminée elle me demande une fois encore de marcher plusieurs longueurs, m’observant et m’interrogeant sur mes sensations. Et moi, me sentant légère comme un oiseau, de lui répondre : « Oh ! j’ai juste envie de danser ! »

Depuis un an et demi maintenant que je pratique cette méthode avec Dorothy, soit en cours collectif, soit en séance individuelle, car les deux sont complémentaires, je constate de réels progrès. Bien sûr la coxarthrose ne disparaîtra pas, mais j’ai si bien amélioré le geste qu’à ma dernière visite, en octobre 2005, chez le chirurgien orthopédique, nous avons décidé de ne nous revoir qu’en cas d’aggravation et il me semble que cette opération ne se fera peut-être qu’à long terme et, qui sait, ne se fera peut-être jamais ! C’est évidemment ce que je souhaite de tout cœur.

Marlène EHRET,
Sélestat le 11 septembre 2006